DSI++: Gérez vos prestataires !

Sous ce titre un peu provocateur, se cache je pense une réelle nécessité.

Les sociétés font généralement appel à de la prestation de service pour plusieurs raisons:

  • Economies financières (engagement au forfait…),
  • Compétences non présentes en interne,
  • Manque de disponibilité en interne,
un salarié devenant consultant
De l’autre côté de l’immense barrière, le prestataire doit:
  • Comprendre l’environnement du client,
  • Comprendre son besoin,
  • Respecter le délai et la charge,
  • Apporter le plus possible de valeur au client dans le temps imparti.
On se retrouve au final avec le grand écart:
  • Le client va tout faire pour minimiser ses coûts (humains et financiers) en transférant le plus de charge auprès du prestataire,
  • Le prestataire ne sera pas incité à faire les « finitions », il se coupe ainsi la branche sur laquelle il est assis en ne fournissant pas la plus-value,
  • Les ressources internes ne le suivront pas afin d’économiser encore plus, et ne monteront donc pas en compétence. Inutile de parler « d’appropriation du sujet »…
Je ne pense pas qu’utiliser des ressources externes pour uniquement l’aspect financier soit pertinent.
Pour moi un consultant (aka un prestataire avec de la valeur ajoutée) est un catalyseur qui doit permettre:
  • D’accélérer la montée en compétence sur un projet (vu comme une ressource complémentaire et non unique),
  • Amener un retour d’expérience issu des projets passés dans d’autres entreprises/environnements,
  • Etre force de proposition et challenger les ressources internes en faisant abstraction de l’historique.


Jouer ce rôle est cependant consommateur d’énergie. Si j’ai le sentiment de tourner à vide, et que le client n’est pas réceptif à cette énergie, pourquoi continuer à la donner ?
De mon point de vue, le client doit (et oui, il y a du boulot!):
  • Fournir la matière première (cahier des charges, contraintes…),
  • Suivre et répondre aux challenges proposés de façon active,
  • Ne pas laisser s’instaurer un début de ping-pong dans le projet,
  • Motiver en mettant un sérieux niveau d’exigence sur la qualité,
  • Inciter ses ressources internes à aspirer la connaissance amenée par le consultant
Le plus dur, au final, et de réunir tous ces ingrédients pour que le moteur tourne à plein régime!

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