SCOM 2007 R2: superviser une VM Linux Amazon EC2
16/02/10
Quelle drôle d’idée vous allez me dire… Mais avoir une ou plusieurs VM dans le cloud ne justifie pas d’avoir une supervision « à part ». Cependant le défi est pas mal:
- Les Managements Pack Microsoft ne sont pas prévu pour Fedora
- L’authentification par défaut sur les VM Amazon est à base de certificat
Lorsque SCOM détecte Fedora, il bloque directement:
Pour détecter la version, SCOM exécute le script Shell qui se trouve ici:
Par ailleurs, le dossier comprend aussi les RPM qui sont installés par la suite (démon). Arriver à notre fin va nécessiter de l’huile de coude à plusieurs endroits…
Pour vous encourager, voici le résultat:
Vous l’aurez compris, il s’agit notamment de faire croire à SCOM que nous avons une Red Hat. Il y a en fait deux possibilités:
- Créer un Management Pack pour Fedora.
- Maquiller la VM pour paraitre comme une Red Hat.
La première solution est la plus élégante, mais elle va être longue à mettre en place, et à maintenir ensuite. J’ai donc préféré la seconde, surtout qu’une Fedora n’est pas très éloignée…
Modifications sur le Linux Amazon EC2
Autoriser la connexion SSH sans certificat
dans /etc/ssh/sshd_config:
PasswordAuthentication yes PermitRootLogin no #Supprimer également la dernière ligne du fichier qui permet un logon root sans mot de passe
Il faut ensuite donner un mot de passe au compte root:
passwd root
puis recharger la configuration:
/etc/init.d/sshd reload
Puis créer un compte utilisateur pour SCOM:
useradd scom passwd scom
Vérification du hostname
HOSTNAME=www.lotp.fr
Dépendances
Le package RPM de Microsoft a des dépendances, notamment sur deux librairies:
- /usr/lib/libssl.so.6
- /usr/lib/libcrypto.so.6
Si votre système a une version plus récente (so.8 …), il suffit de faire des liens symboliques (ln -s cible fichierquiexiste): 
lrwxrwxrwx 1 root root 16 Feb 16 16:19 libssl.so.6 -> libssl.so.0.9.8k lrwxrwxrwx 1 root root 12 Feb 16 16:23 libcrypto.so.6 -> libcrypto.so
Je vous invite à copier le rpm (scx-1.0.4-248.rhel.5.x86.rpm), afin de valider la bonne installation. Sinon c’est SCOM qui le fera pendant le déploiement, et les messages de retour ne sont pas toujours explicite.
Par ailleurs, cela permet de voir le nom avec lequel le certificat est crée:
Il est toujours possible de le désinstaller:
rpm -e scx-1.0.4-248.i386
Ports TCP
- SSH
- port 1270 (agent scom sur Linux)
Il faut configurer le parefeu Amazon afin que ces deux accès soient possibles. Si le port 1270 n’est pas joignable, SCOM remonte une erreur de timeout pas explicite. Le trafic vers ce port est confirmé par une trace réseau:
NB: si vous ne connaissez pas Wireshark, j’ai fait une vidéo/tutoriel dessus, elle est disponible ici.
/etc/redhat-release
Par défaut, Fedora crée un lien symbolique de /etc/fedora-release vers /etc/redhat-release. il faut casser ce lien symbolique, et créer le fichier redhat-release avec comme donnée Red hat…:
rm /etc/redhat-release echo "Red Hat Enterprise Linux Server release 5" > /etc/redhat-release
Modifications sur SCOM 2007 R2
Les actions à mener seront les suivantes:
- Autoriser WinRM à faire de l’authentification basique
- Importer les Managements Pack Linux/Unix génériques et Red Hat en particulier
- Ajouter un compte de type Authentification basique pour se connecter au Linux (non root)
- Ajouter un compte de type Authentification basique pour se connecter au Linux (root)
- Associer les comptes ajoutés aux profiles Unix Action Account et Unix Privileged Account
- Découvrir la VM Linux et signer le certificat
Ajouter la VM est passe comme une lettre à la poste si vous respectez bien les différents pré requis. Je vais donc m’attarder sur les problèmes que j’ai rencontré. Autoriser WinRM à faire une authentification basique:
Si vous n’avez pas mis le bon hostname, le certificat est refusé au moment de le signer:
Si vous ne déclarez pas de comptes, les workflow ne fonctionnent pas: 
Au départ, la VM n’est pas encore supervisée et marquée « unknown »:
Puis elle passe ensuite au vert:
Voilà, à ce stade, votre VM est supervisée par SCOM 2007 R2. Voici quelques écrans de SCOM 2007 R2 une fois tout opérationnel:
Popularity: 5% [?]
Amazon EC2: rediriger les mails pour root via Google Apps
16/02/10
Ayant un peu patiné avec la configuration, je me dis que cela pourrait intéresser d’autres personnes…
Setup/Cahier des charges:
- Fedora 11 sur une VM Amazon EC2 (voir ce précédent billet pour mettre à jour depuis la version 8 fournie)
- Postfix, utilisé uniquement comme relais local vers Google Apps
- S’authentifier sur Google Apps pour envoyer les mails
- Rediriger les mails root sur ma boite (crontab…)
Voici les différentes étapes pour y arriver!
Configuration de Postfix
La configuration se fait sur plusieurs fichiers (en gras l’important):
/etc/postfix/main.cf
queue_directory = /var/spool/postfix
command_directory = /usr/sbin
daemon_directory = /usr/libexec/postfix
data_directory = /var/lib/postfix
mail_owner = postfix
mydomain = eu-west-1.compute.internal
myorigin = mondomainegoogleapps.fr
inet_interfaces = localhost
mydestination = $myhostname, localhost.$mydomain, localhost
unknown_local_recipient_reject_code = 550
alias_maps = hash:/etc/aliases
alias_database = hash:/etc/aliases
debug_peer_level = 2
debugger_command =
PATH=/bin:/usr/bin:/usr/local/bin:/usr/X11R6/bin
ddd $daemon_directory/$process_name $process_id & sleep 5
sendmail_path = /usr/sbin/sendmail.postfix
newaliases_path = /usr/bin/newaliases.postfix
mailq_path = /usr/bin/mailq.postfix
setgid_group = postdrop
html_directory = no
manpage_directory = /usr/share/man
sample_directory = /usr/share/doc/postfix-2.5.6/samples
readme_directory = /usr/share/doc/postfix-2.5.6/README_FILES
inet_protocols = ipv4
smtpd_tls_key_file =
smtp_use_tls = yes
relayhost = [smtp.gmail.com]:587
transport_maps = hash:/etc/postfix/transport
smtp_sasl_auth_enable = yes
smtp_sasl_password_maps = hash:/etc/postfix/sasl_passwd
smtp_sasl_security_options = noanonymous
/etc/postfix/sasl_passwd
[smtp.gmail.com]:587 emailQuiEnvoiMail@mondomainegoogleapps.fr:monmotdepasse
/etc/newaliases
[..] root: monemailamoi@mondomainegoogleapps.fr
Appliquer la configuration
postmap transportpostmap sasl_password
newaliases
chkconfig postfix on
/etc/init.d/postfix restart
Tester
echo "hello world" | mail -s "mail envoye a root local" root
Explications
tous les mails à destination d’un domaine autre que mydestination ($myhostname, localhost.$mydomain, localhost) est routé via smtp.gmail.com en s’authentifiant auprès de ce dernier via le compte configuré dans sasl_passwd. Google Apps/Gmail remplacera le nom de l’expéditeur par le compte qui est utilisé pour envoyé le mail.
pour les mails envoyé à root, le système ajoute automatiquement @hostname.domain. Il faut donc que postfix considère eu-west-1.compute.internal comme étant son domaine. Bien sûr, il faut remplacer cette valeur par la région où est hébergée votre VM (grep search /etc/resolv.conf)
Popularity: 4% [?]
Convertisseur USB vers port série sous 2008R2 / 64 bit nickel chrome!
14/02/10
Suite à des problèmes d’accès sur un switch PowerConnect 6224, j’ai eu besoin d’accéder en port série..Vous avez, le truc qu’on utilise plus, la preuve tous les nouveaux portables en ont plus ! Pour savoir si un modèle de portable est vieux, il suffit de savoir s’il a encore un port série !
Il y a quelques années j’avais acheté un convertisseur USB/port série Belkin, mais pas de driver signé, et encore moins 64 bit. Par hasard, j’en ai trouvé un super bien !
- Fonctionne sur 2008 R2, et donc 64 bit
- Fonctionne sur MacOS X 10.6.2 (donc 64 bit encore)
- Il possède une rallonge ce qui ne gâche rien
Le constructeur est MCL Samar, je l’ai trouvé chez Surcouf (24.99€). Sur la boite, il y avait bien écrit « Windows 7″ mais je m’attendais à un pilote non signé, et donc pas 64 bit.
Que nenni, ils sous valorisent la qualité de leur travail:
- Il fonctionne même sur 2008 R2 (pas de fichier ini avec une section qui ne s’applique qu’à Windows 7)
- Il fonctionne même sur Mac, avec le package d’installation et tout alors que ce n’est même pas écrit sur la boite!
Afin d’être complet, le seul problème concerne le CD fourni, qui est tout petit en taille, et donc le lecteur DVD du macBook Air ne l’absorbe pas.
Je recommande vivement ce produit à tous ceux qui ont un portable et qui trimballe un câble cisco « au cas où » dans la sacoche !
Popularity: 5% [?]
Windows Server 2008 R2 – Administration avancée est sorti!
4/02/10
La nouvelle version du livre pour Windows Server 2008 R2 est disponible chez ENI, toujours à la fois en livre papier et numérique
Il s’applique toujours à la version précédente, car on a spécifié quand c’est R2 seulement. Il inclut également un nouveau chapitre dédié à la haute disponibilité
Popularity: 7% [?]
Amazon EC2: version de fedora trop ancienne!
2/02/10
Je ne me suis pas vraiment méfié au départ. Faut dire que je n’ai jamais installé de Fedora, et donc je ne connais pas l’historique des versions, ni la version « actuelle »… J’ai pêché par excès de confiance dans Amazon.
Comment imaginer qu’il propose d’installer une version qui a plus de 2 ans ? Pour rappel, ils proposent:
Donc la version 8 est suffisamment ancienne, pour qu’il faille passer par une upgrade intermédiaire avec la version 10 pour pouvoir ensuite passer en version 11. Je m’en suis aperçu en cherchant nagios version 3 sans pouvoir le trouver…
J’ai trouvé la procédure dans les forums Amazon:
http://developer.amazonwebservices.com/connect/message.jspa?messageID=141707
En résumé:
Passer à la version 10:
yum update -y yum clean all yum update -y yum clean all rpm -Uhv http://mirrors.kernel.org/fedora/releases/10/Fedora/i386/os/Packages/fedora-release-10-1.noarch.rpmhttp://mirrors.kernel.org/fedora/releases/10/Fedora/i386/os/Packages/fedora-release-notes-10.0.0-1.noarch.rpm yum clean all yum update -y yum clean all yum update -y yum clean all
Passer à la version 11:
rpm -Uhv http://mirrors.kernel.org/fedora/releases/11/Fedora/i386/os/Packages/fedora-release-11-1.noarch.rpmhttp://mirrors.kernel.org/fedora/releases/11/Fedora/i386/os/Packages/fedora-release-notes-11.0.0-2.fc11.noarch.rpm yum clean all yum update -y yum clean all yum update -y yum clean all
Je vous recommande plus que vivement de commencer par là. M’en étant rendu compte en bout de course, j’ai eu droit à plusieurs problèmes de packages, que j’ai désinstallé pendant l’upgrade!
Mysql
Au moins la commande flush privileges ne fonctionnait plus:
mysql> flush privileges;
ERROR 1146 (42S02): Table 'mysql.servers' doesn't exist
mysqlcheck --all-databases --repair -u root -p mysql_upgrade -u root -p
Yum
Loaded plugins: dellsysidplugin2, fastestmirrorERR_OUT: : Bad addressERR_OUT: : Bad addressERR_OUT: : Bad addressERR_OUT: : Bad addressERR_OUT: : Bad address
yum remove smbios-utils-python
Popularity: 5% [?]
Amazon EC2: Migration effectuée!
30/01/10
Si vous voyez ce message, c’est que la propagation dns s’est faite
La migration n’a finalement pas été si simple, je posterai prochainement les différents sujets !
Popularity: 5% [?]
WDS/MDT: enlever F12
27/01/10
Par défaut, pour démarrer depuis le réseau via WDS, il faut:
- Indiquer pendant le bios de démarrer sur le réseau (F12 en général)
- Une fois le bail DHCP obtenu, il faut de nouveau et rapidement presser F12 pour vraiment démarrer sur le réseau
Cette deuxième confirmation est une sécurité. Si l’ordre de boot positionne le réseau avant le disque dur, les machines essaieront tout le temps de démarrer via le réseau avant le disque dur. En général, on démarre sur le réseau uniquement pour installer le système d’exploitation, et ensuite tout le temps depuis le disque dur.
Moyennant d’avoir les bios correctement configurés, le deuxième F12 est en trop. Depuis WDS (2003 et 2008), il suffit de remplacer pxeboot.com par pxeboot.n12 pour supprimer le deuxième F12:
Pour rattraper un historique sur un parc existant, Dell et HP offre des outils centralisés pour paramétrer le bios des machines à distance (génération d’un exécutable à télé-distribuer en général):
- Dell: Dell Client Manager
- HP: HP Client Manager
Popularity: 8% [?]
Consulting LOTP
26/01/10
je cherche des missions ponctuelles, par exemple:
- Interventions sur production bloquée
- Audits (tests d’intrusions, santé de votre infrastructure…)
- Problèmes de performances
- Projets de courte durée
- Pilotes, maquettes
- Veille technologique
- Télé administration
- …
Besoin d’un regard neuf sur un problème sans solution?
Ma triple compétence Microsoft/Réseau/Sécurité me permet d’intégrer toutes les briques de votre infrastructure dans la réflexion, et ainsi proposer la meilleure solution dans votre contexte.
Contrairement aux spécialistes mono techno voir mono produit, ma vision transversale me permet d’identifier les impacts à tous les niveaux et corréler des évènements ou paramétrages entre eux.
Vous avez certainement un caillou dans la chaussure que je serai ravi de vous enlever! A distance ou sur site, d’une heure à 2 mois de travail, nous trouverons ensemble une solution adaptée à votre contexte.

Aller plus loin
Vous pouvez aussi consulter mon CV
je suis joignable à cette adresse : mathieu.chateau@lotp.fr
Mon profil linkedin : http://www.linkedin.com/in/mathieuchateau
Popularity: 6% [?]
Migration de Dedibox vers Amazon EC2
25/01/10
Je suis entrain de préparer ma migration depuis Dedibox pro vers Amazon EC2 (Elastic Cloud Compute). Voici mes premières impressions du nuage Amazon.
Pourquoi je migre
Dedibox a un positionnement étrange. Ils proposent des serveurs performants (Dedibox Pro), mais ils empêchent l’utilisation de leur serveurs comme hyperviseur, ce qui en réduit fortement l’intérêt. Leurs switches coupent les ports qui présentent plus d’une adresse mac, ce qui est le cas avec VMware ESXi ou Hyper-V. Je m’étais rabattu sur un Linux avec VMware Server, mais les VM sont très (trop) lentes. Il en résulte une très bon serveur matériel, mais inexploitable pour de la virtualisation décente. Nul doute que ce soit du hasard, la virtualisation étant le moyen principal de consommer les ressources sur ce type de serveur. OVH propose ESXi, mais le coût est plus fort (notamment avec les 15€/mois pour avoir droit à plusieurs IP publiques, sans parler du raid matériel).
Comme de toute façon mon objectif c’est d’avoir des environnements à la demande, et que c’est la cible d’Amazon EC2, leur offre m’a intéressé rapidement. Au pire, cela va me coûter autant que Dedibox, mais au moins j’en aurai pour mon argent!
Etape 1: Le calculateur Amazon
En parlant d’argent, la première difficulté est de savoir combien ça va coûter! Bon en fait, la première difficulté est de savoir le type d’instance qui convient:
- A la demande: aucun engagement, vous ne payez que la consommation,
- Réservée: vous payer une fois une somme, et ensuite la consommation coûte très peu,
- Spot: vous ne savez pas quand la VM sera démarrée, mais elle coûtera peu (moins qu’à la demande, mais plus que réservée). Il s’agit d’enchère où Amazon solde les ressources non utilisées.
De façon logique, avoir une VM à la demande allumée tout le temps coûte beaucoup plus cher qu’une VM réservée allumée tout le temps.
Le calculateur a un problème d’ergonomie. Par défaut, il inclut dans le prix mensuel (1er mois), les frais qu’on ne paye qu’une fois. Machinalement, on multiplie par 12 et on prend peur!
Pour calculer le coût par mois il faut donc faire (pour une instance small, réservée et allumée en permanence):
(227.50$ + 29.28$ * 12)/12 = 48.23$ / mois
Le coût moyen d’un VM est donc de 34€ par mois en lissé. Car les 227.50$ sont à payer tout de suite. Pour cette somme, on a donc un linux 32 bit, sur une VM ayant les capacités suivantes:
- Processeur: 1VCPU 1,7Ghz : 1 EC2 Compute Unit (1 virtual core with 1 EC2 Compute Unit)
- Mémoire: 1,7Go
- Stockage: 160Go de disque
Le truc bizarre, c’est les 44$ de taxes sur la facture (voir tout en bas de l’article)…
Etape 2: Réserver une instance
C’est le moment de se jeter à l’eau!! Avant, j’ai tout de même démarré une VM à la demande pendant une 1/2 heure pour être sûr des performances. On choisi la taille de la VM (small en ce qui me concerne), et le lieu où elle sera instanciée (2 sites aux USA, 1 site en Europe (Irelande). J’ai choisi l’Irlande, afin de m’épargner la latence transatlantique. Après 5 cliques de mulot, on est en pending. Après 10 minutes, le statut passe à active.
Il s’en suit un grand moment de solitude, où l’on cherche sa VM tant attendue sans la trouver! L’aide n’est pas très explicite. Il faut en fait créer une VM à la demande sur le même site géographique, dans la même zone (2 possibles en Irelande). On ne voit nulle part que s’est rattaché à notre réservation, il faut faire confiance au système. On a juste la confirmation au bout de quelques heures, dans le suivi de facturation en voyant qu’elle est facturée à 0,04$ par heure où elle est allumée.
A ce jour, une VM réservée ne peut héberger qu’un Linux. Windows est cantonné aux VM à la demande, et son taux horaire est un peu plus élevé, car la licence Windows est fournie par Amazon.
Le choix de l’architecture (32/64 bit) dépend de la taille de VM.
Etape 3: Créer la VM
Maintenant que j’ai compris qu’il faut créer une VM à la demande et faire confiance, cela est très facile (5 écrans + 5 minutes de patience). On n’installe pas son système d’exploitation, mais on choisit une image toute prête parmi plusieurs centaines. Amazon met en avant 5 Fedora (4 en 32bit et 1 en 64bit), et 3 Windows. L’onglet Community AMIs permet d’élargir le choix à 971 images.

Le découpage du stockage pour Linux sur les images Amazon est 10Go pour le système et 150Go pour le reste. La VM voit deux partitions (/dev/sda1 et /dev/sda2):
Filesystem 1K-blocks Used Available Use% Mounted on /dev/sda1 10321208 1383500 8413420 15% / /dev/sda2 153899044 6793004 139288416 5% /mnt none 870472 0 870472 0% /dev/shm
Lors de la création de la VM et ultérieurement, Amazon propose inclus un Firewall externe à la VM. Vous pouvez ainsi définir les flux entrant autorisés. C’est très pratique, car on évite un iptable:
Etape 4: Accès à l’instance
Maintenant que l’instance est running, il est temps d’y accéder. Un clic droit sur l’instance propose le menu suivant:
L’option Connect donne l’écran suivant:
Vous l’aurez compris:
- pas d’accès de type console (Get System Log permet de voir le log du boot),
- Pas de mot de passe root, mais l’utilisation d’un certificat (obtenu à la création de la VM).
Sur Windows, un client gratuit pour faire du ssh est Putty. Le problème est que Putty ne reconnait pas le certificat fourni par Amazon. Ce dernier documente la procédure pour le faire fonctionner:
http://docs.amazonwebservices.com/AmazonEC2/gsg/2007-01-19/putty.html
En résumé, il faut utiliser PuttyGen, fourni par les même que Putty, afin de loader le certificat Amazon et le convertir dans le format Putty. Après, ça fonctionne nickel:
Etape 5: Performances
Cet aspect est critique en général et en particulier quand on parle de VM. Bonne nouvelle, je suis très satisfait des performances:
- Réseau: on tire facilement 20Mb/s
- Disque: 121Mo/s en écriture (dd if=/dev/zero of=dd.dd bs=1M)
Pourquoi est-ce qu’Amazon fournie de telles performances ? Parce qu’il facture la consommation réseau (0.170$ par Go de data)! Contrairement aux hébergeurs classique qui facture tout compris, Amazon facturant à la consommation, ne perd pas d’argent si de gros consommateurs utilisent son service. Sur Dedibox, vous pouvez consommer du 100Mb/s non stop sans payer pour autant. Ils mutualisent donc plus fortement les connexions afin de réduire les coûts (avez-vous déjà remarqué qu’au dessus de 50Mb/s il y a un trait rouge sur votre graphe de consommation ?).
Je préfère payer un peu plus cher quand je consomme plus mais avoir cette qualité. On peut suivre presque en temps réel sa facturation à venir:
Etape 6: Les options Amazon
Ils ne sont pas en restent pour vous inciter à prendre plus de service:
- Répartiteur de charge entre vos VM, avec détection de panne sur les VM (facturé au Go de data)
- Stockage supplémentaire utilisable par une VM avec des snapshots (mais indépendant de celle-ci) (facturé au Go et million de IO)
- Adresse IP publique supplémentaire que vous pouvez rattacher à n’importe quelle VM (1/VM) (facturée si non utilisée)
- …
Popularity: 9% [?]
VMware linked clone : ne pas defragmenter!
23/01/10
Une des fonctionnalités que j’utilise le plus sous VMware Workstation: linked clone.
Je crée une VM « modèle » avec tout ce qu’il faut, et je ne crée ensuite que des linked clone. Tous les clone se base sur un snapshot identique « mon model V1.1″, afin de ne pas cumuler les snapshots.
Quand ma VM idéale est prête, je la defrag juste avant de l’arrêter. Elle est stockée sur un disque SSD, ce qui permet un accès rapide, profitant à toutes les VM basées dessus.
Avec le temps, mes clone sont fragmentés. Se pose alors la question : que se passe-t-il si je défragmente un linked clone ?
J’ai fait le test suivant:
- Création d’une VM linked clone à partir d’un model XP.
- Premier boot: le vmdk contenant le delta fait 50Mo.
- Analyse de la fragmentation du disque (0%, ce qui est normal vu que le modèle a été défragmenté.):
Néanmoins, je décide de lancer tout de même un defrag « pour voir »!
Le VMDK passe de 50Mo à 626Mo, soit une augmentation de presque 1200%. Cela réduit fortement un des intérêt qui est le gain de place, surtout quand on a 40 VM !
Le sujet est expliqué dans le document VMware « Performance Best Practices and Benchmarking Guidelines », page 19. Il est téléchargeable ici:
http://www.vmware.com/pdf/ws65_performance.pdf
Conclusion: bien préparer son modèle avant, ne plus défragmenter après!
Popularity: 8% [?]
Certains éditeurs et la notion du mot « sécurité »
22/01/10
Aucun éditeur ne dira que son logiciel ou sa solution est mauvaise sur le plan de la sécurité. En revanche, il suffit souvent de pas franchement « creuser » pour découvrir un compte en dur par ici, un mot de passe à peine crypté par là…
Je possède Ciel Compta avec l’option de sauvegarde en ligne. Suite à la réinstallation de ma station, je cherchais mon mot de passe pour la sauvegarde en ligne par essai successif. M’est venu alors l’envie de voir la nature des échanges avec leur serveurs, grosse erreur !
Petit rappel de la plaquette de Ciel sur la sauvegarde en ligne:
Wireshark suffit pourtant à voir que la demande d’authentification circule en clair (http), un comble !
A 30$ le certificat SSL chez GoDaddy, c’est carrément abusé…Surtout au prix des logiciels Ciel….
Popularity: 6% [?]
Tutoriel LOTP: introduction à Wireshark (15mn)
15/01/10
Voici un tutoriel sur Wireshark qui permet de sniffer les paquets réseaux. Il est souvent utilisé quand on a des problèmes réseaux, notamment pertes de paquets et lenteurs.
Enjoy!
Ceux qui préfère télécharger, c’est par ici : http://content.screencast.com/users/Mathieu_CHATEAU/folders/Default/media/3ff0e0a7-823e-4ebf-8e2d-f0ac0f8f9435/introduction_Wireshark.mp4?downloadOnly=true
Popularity: 13% [?]
Sennheiser M400 & iphone
14/01/10
Je me suis fais plaisir, j’ai acheté le casque bluetooth sennheiser M400. Les objectifs sont:
- Ne pas être trop gêné par le bruit ambiant (métro…) sans intra-auriculaire pour autant
- Pouvoir courir en écoutant de la musique et pouvoir répondre aux appels
- Qu’il soit compatible avec l’iphone
- Pas de pile, chargement par batterie
L’apple Store propose uniquement le M450, qui est un M400 avec en plus l’antibruit. Cette magnifique technologie double presque le prix de l’appareil, qui passe de 199€ à 350€!
Certains forums indiquaient des problèmes potentiels avec l’iphone et le support bluetooth, qui a longtemps été très en dessous du marché. Mais bon, là, excès de confiance, je me dis que s’il est sur l’apple store, tout de même, c’est que ca doit bien fonctionner !
Je suis allé à l’apple Store du Louvre, histoire de voir la bête en vrai. La vendeuse, euh… la conseillère personnalisée, ne connaissait pas du tout le modèle, ni son collègue, et encore moins la différence entre le M400 et M450…Moi non plus sur le moment, mais je suis client !
Je me suis quand même laissé tenter par le M400
Un déballage de geek plus tard (vous savez, celui qui ouvre la boite en marchant à peine sortie du magasin…), le casque fonctionnait. En fait, tout fonctionne sauf le changement de musique (avance/recul). Il s’avère qu’il n’y a pas souvent de fumée sans feu, et que l’iphone ne supporte pas le protocole AVRCP…enfin pas totalement. Une KB Apple explique que l’iphone ne supporte que quelques fonctions (play/pause/stop).
Il est néanmoins tout de même possible de prendre un appel ou non et de gérer le volume. Le casque sait renvoyer les commandes vocales, mais j’ai un 3G et non un 3GS, donc mystère.
Le casque est à la hauteur de mes attentes (batterie, poids, encombrement, qualité d’écoute…), le problème est côté Apple et le stack Bluetooth. Par honnêteté, ils pourraient au moins mentionner sur la boite que les fonctions retour/avance ne fonctionnent pas avec me matériel Apple.
Popularity: 6% [?]
IIS 7 : SSL sur Server Core, Browsing de répertoire virtuel
13/01/10
Voici quelques infos utiles sur IIS 7…
Administrer IIS7 depuis Vista
Il faut :
- Télécharger la console sur iis.net (qui appartient à Microsoft, équipe produit IIS): http://www.iis.net/expand/IISManager
- Installer la gestion à distance sur le serveur: start /w ocsetup IIS-ManagementService
- Passer la clé de registre EnableRemoteManagement à 1 (HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Microsoft\WebManagement\Server) sur le serveur pour autoriser la gestion à distance
- Démarrer le service de gestion Web: net start wmsvc
Il ne reste plus qu’à lancer l’interface de gestion depuis Vista et se connecter
Importer un certificat SSL
La console mmc des certificats ne permet pas d’importer un certificat sur un hôte distant. Quand il s’agit d’un server Core, il faut passer en ligne de commande:
certutil -addstore MY moncertificat.pfx
MY correspondant au magasin personnel de l’ordinateur.
Browsing de répertoire virtuel
La configuration était pas tout à fait standard. Plusieurs sites sont déclarés sur IIS, et il y a un site « central » qui dont des répertoires virtuels pointent sur ces sites en webdav, pour les mettre à jour.
Un changement surprenant au départ est que la configuration entre le site et le sous répertoire virtuel est partiellement partagée. Une modification sur l’un impacte l’autre, au moins pour les pages par défaut si les deux sont local et non hérité/local !
J’ai dû laisser la configuration des pages par défaut héritée sur le site, et locale sur le répertoire virtuelle (ce cas là fonctionne). Bien que .Net soit désactivé sur le site « central », IIS essayait d’exécuter default.aspx dans le répertoire virtuelle sans succès, renvoyant un 404 (pratique pour diagnostiquer!). J’ai résolu le problème en vidant le menu des pages par défaut sur les répertoires virtuels.
Popularity: 8% [?]
Plugin wordpress Tweetable: jQuery est désactivé
4/01/10
Suite à la création de mon compte twitter (voir le précédant billet), j’ai installé le plugin tweetable pour Wordpress. Il permet notamment:
- d’ajouter le flux twitter à droite sur le blog
- d’informer automatiquement via twitter quand je post sur mon blog
Sauf que suite à son installation et configuration, le widget sur la page d’accueil se plaignait de l’absence de jQuery:
Je pensais également que le nom de la catégorie en blanc était fait exprès. Il s’avère que les 2 problèmes sont liés au thème Mystique. Il contient un bug qui se corrige en cliquant sur « Revenir aux paramètres par défaut » :
Cela fait apparaitre toutes les options qui ne sont pas affichées ci-dessus, fait fonctionner jQuery et remets un style vert bien plus sympa sur les noms des catégories ainsi que le bouton vert GO pour la recherche.
Popularity: 8% [?]

















































